Acid summer

roman de Christophe LAMBERT

Milan, 2019, 233 p.
Milan, 2019, 233 p.

 

Vendredi 15 août 1969, John Hudson, 18 ans, est en route pour Woodstock. Il prend en stop Penelope, blonde, délurée, et en tombe immédiatement amoureux. Mais la belle s'évapore. Comment la retrouver parmi le demi-million de spectateurs qui assistent au plus grand festival de l'histoire du rock ?

Sa recherche éperdue va le mener de rencontre en rencontre, dessinant un portrait de l'Amérique en cette fin des années 1960.

 

(4e de couverture)

Mon avis :

Pas vraiment d'intrigue dans ce roman qui s'évertue plutôt à reconstituer l'ambiance d'une époque. Au cours de son weekend à Woodstock, John croise toutes sortes de célébrités avérées et à venir (Martin Scorcese, Janis Joplin, Joan Baez, Joe Cocker, Jimi Hendrix...) ainsi que différentes personnalités donnant lieu à des portraits insérés en italique dans le texte: le soldat du Vietnam, la femme libre, le drogué et le partisan des Black Panthers. Si ceux-ci permettent d'évoquer des thématiques propres à la période comme la guerre, la drogue, le racisme ou encore la liberté sexuelle, ils semblent souvent trop longs et font l'effet de "remplissage" (notamment l'aparté sur Charles Manson) d'un livre un peu creux. Dans son "making of", l'auteur explique avoir voulu réaliser un parallèle avec l'Odyssée mais à part le prénom de la mystérieuse Pénélope que John passe trois jours à rechercher, j'étais complètement passée à côté des similitudes! De même il y avait de nombreux clins d'œil cinématographiques que je n'ai pas vus, n'ayant pas les références. On retiendra essentiellement l'idée d'une génération qui se cherche, expérimente, aspire à une autre société, plus pacifique et égalitaire.

 

Patricia Deschamps, octobre 2020


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Making of d'une chronique