Envol pour le paradis

de Jean-Marie DEFOSSEZ

- Nous avons commis une erreur, souffla Mme Gruber. Nous aurions dû t'expliquer. Peut-être aurais-tu alors été plus critique face à ces idées...

Bayard jeunesse, 2014, 4e éd., 195 p. (Millézime)
Bayard jeunesse, 2014, 4e éd., 195 p. (Millézime)

Allemagne, 1942.

Arthur Gruber, 13 ans, est envoyé de force dans un camp de Jeunesses Hitlériennes. Élevé par des parents agriculteurs qui l'ont maintenu le plus longtemps possible à l'écart de l'idéologie nazie, Arthur découvre avec horreur la théorie de la race supérieure aryenne : pour Hitler, seuls les Allemands blonds aux yeux bleus sont dignes du Reich (l'empire).

 

Par son physique, Arthur appartient à cette "race des vainqueurs". Mais son ami Heinz, avec ses cheveux et ses yeux sombres, est considéré comme un "sous-homme" par le lieutenant. Malgré les brimades, Heinz encourage Arthur à résister à l'endoctrinement.

 

Mais bientôt Arthur se voit proposer de réaliser son rêve : devenir pilote d'avion. En échange de sa formation, il doit jurer fidélité au Führer...

Mon avis :

Ce roman, très clair, explique les théories hitlériennes de manière simple. Pour une fois le point de vue adopté est celui des Allemands et l'on perçoit la propagande nazie de l'intérieur : dans les Jeunesses Hitlériennes, on étudie une "version révisée de l'histoire allemande" qui glorifie Hitler et place le patriotisme au-dessus de tout. D'abord méfiant, Arthur oublie progressivement les mises en garde de ses parents (dont les courriers sont "égarés" ou retardés) et celles de son ami Heinz dont le destin est scellé quoi qu'il fasse (qu'il se rebelle ou s'investisse). Quand enfin les Gruber retrouvent leur fils, ils comprennent, trop tard, "qu'ils ne parviendraient pas, en quelques jours seulement, à affranchir leur fils de deux années passées dans la JH."

Il est cependant dommage que l'écriture soit aussi vieillotte et les sentiments survolés. Les personnages ont une façon de s'exprimer un peu niaise, pas très actuelle, et le ressenti du héros manque de profondeur. Même lorsque Arthur évoque sa passion pour les avions (plutôt dans la deuxième moitié du roman), on n'adhère pas vraiment.

Juin 2015

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