Death note

de Tsugumi OHBA (scénario) et Takeshi OBATA (dessin)

Mais là, je deviens un meurtrier, non..?

Kana, 2017, 193 p.
Kana, 2017, 193 p.

Light Yagami est un lycéen âgé de 17 ans. Jeune homme brillant, fils d'un policier, il découvre un étrange carnet qui se révèle être le livre d'un dieu de la mort : Ryûk !

 

Light comprend vite quels terribles pouvoirs renferment ce carnet : tous ceux dont le nom est inscrit dans le Death Note sont appelés à mourir dans les 40 secondes qui suivent ! Les implications sont énormes et en possession d'un tel carnet, Light est potentiellement capable d'imposer sa loi à un monde qu'il estime perverti...

 

Mais peut-on choisir qui va vivre et qui va mourir ? Certaines personnes méritent-elles de mourir par la seule volonté d'un adolescent, à la fois juge et bourreau pour une sentence irrévocable ?

Mon avis :

Ryûk, dieu de la mort
Ryûk, dieu de la mort

Un manga prenant qui interroge sur la notion de justice.

C'est par ennui que Ryûk, dieu de la mort, "oublie" son Death note dans le monde des humains. C'est aussi par ennui que Light, lycéen brillant qui en comprend vite les subtilités d'utilisation, va exploiter ce pouvoir de vie et de mort sur chaque homme. Comme quoi le sort du monde tient à peu de choses...

 

Si la motivation première de Light est "de faire le ménage sur cette terre" en la débarrassant "des personnes qui méritent de mourir" (tels les criminels) en vue de "changer le monde" qui ainsi "deviendra meilleur", ce rôle de justicier se transforme vite en celui de dieu tout puissant un brin mégalomane... Comme quoi les responsabilités données aux gens intelligents comprennent aussi des risques... Mais n'est-ce pas ce que souhaitait Ryûk ? Ce monstre hideux à la tête de Joker et aux ailes de chauve-souris ("Ma petite sœur aurait une attaque en voyant ton visage, c'est sûr !") "semble se contenter d'observer tout ça", mais il ne peut s'empêcher de glisser des remarques et se délecte visiblement des décisions prises par l'adolescent. Qui manipule qui ?

 

Light prend en effet un tel plaisir à "jouer" avec le carnet qu'on se demande dans quelle mesure il ne devient pas lui-même "un tueur en série"... Sachant que son père est responsable de la brigade de police à la recherche du mystérieux "Kira" - c'est ainsi que les médias surnomment le responsable des morts perpétuées - le personnage prend une dimension quelque peu malsaine. Light est joueur, et c'est l'entrée en scène d'un énigmatique "L.", détective anonyme déterminé à le coincer, qui le stimule à aller toujours plus loin. Qui gagnera le défi de l'identification ?

Ce tome 1 se termine sur un coup de maître de la part du lycéen qui laisse présager d'autres péripéties passionnantes : "Je vais peut-être pouvoir te divertir encore un peu" !

Août 2018

Jouer avec la mort...


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