The Mary Shelley Club

roman de Goldy MOLDAVSKY

Castelmore, 2022, 445 p.
Castelmore, 2022, 445 p.

Nouvelle au lycée de Manchester Prep, Rachel est bien décidée à oublier le passé et les événements traumatisants qui l'ont menée à ce changement de vie. Mais elle a du mal à trouver sa place, d'autant qu'elle se retrouve mêlée à un canular qui lui vaut plus d'ennemis que d'amis... Jusqu'à ce qu'elle attire l'attention des organisateurs de ce canular : un mystérieux club de lycéens amateurs de films d'horreur, comme elle, et de farces toujours plus inventives pour terroriser leurs victimes. Très vite, Rachel est intégrée au groupe. Mais les canulars se font de plus en plus dangereux...

 

(4e de couverture)

Mon avis :

C'est parce que, tout comme les héros de cette histoire, j'aime les films (et les livres) d'horreur que j'ai choisi ce roman dont le titre rend hommage à l'autrice de Frankenstein. Les références sont nombreuses et il était passionnant de suivre les échanges de Rachel, Freddie, Bram et les autres sur leurs œuvres préférées.

 

Le début est très mystérieux car il existe beaucoup d'interrogations autour du passé de Rachel. Celle-ci se sent parfois traversée de pulsions, de poussées d'adrénaline pendant lesquelles elle n'a plus peur d'agir et qui l'amènent à des actes inconsidérés, comme la fois où elle a brandi une paire de ciseaux au-dessus de Lux ("Parfois, agir dangereusement n'était pas un choix. Parfois, ça m'arrivait sans me laisser le temps de réfléchir")... On comprend que c'est lié à un traumatisme, un cambriolage (?) orchestré par des hommes masqués qui s'est soldé par un drame ("Tu fantasmes sur un mec mort").

 

Depuis, Rachel sent qu'il y a "bel et bien quelque chose d'anormal en moi. Quelque chose qui me déchirait de l'intérieur, brûlant de s'évader". Quelque chose de mauvais (et violent?) en elle qui la fascine et l'effraie à la fois ("J'ai peur de moi-même. J'ai peur d'être un monstre."). Dès lors, le club des amateurs d'horreur est-il un refuge... ou bien un exutoire?

 

Les adolescents y organisent en effet des "Tests de Terreur" consistant à faire crier de peur leur cible à travers une savante mise en scène. Quand les canulars commencent à dégénérer ("Le Test de Terreur légitimait ma méchanceté - il l'encourageait, même."), le roman offre des scènes dignes des classiques de l'horreur et on bascule dans une autre dimension, remplie de tension. Les derniers chapitres sont plein de rebondissements et le final, inattendu.

C'est une excellente lecture qui donne envie de (re)voir des incontournables du genre!

Patricia Deschamps, octobre 2023

N'oublions pas les classiques !
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