Robinson Crusoé

Daniel DEFOE (1660-1731)

Folio junior, 2008, 416 p.
Folio junior, 2008, 416 p.

Angleterre 1651. Le jeune Robinson Crusoé décide d’embrasser la carrière de navigateur et ce, contre la volonté de ses parents.

 

Au cours de son premier voyage en mer, il affronte une effroyable tempête cependant cela n'entame pas sa détermination. Il embarque ensuite à bord d’un navire marchand mais lors de cette seconde expédition au large de l’Afrique du Nord, l’embarcation est détournée et Robinson réduit en esclavage. Il parvient à s’enfuir, s’installe au Brésil et exploite une plantation de tabac. Comme la main d’oeuvre manque, Robinson reprend la mer pour la Guinée afin d'en ramener des esclaves.

 

Mais près des Caraïbes son navire fait naufrage et, seul survivant, il trouve refuge sur une île qui lui semble déserte. Après avoir récupéré toute la nourriture et les outils possibles de l’épave, Robinson va devoir apprendre la survie.

 

L'avis de Fabien bibliothécaire :

S’inspirant de l’histoire vraie du marin Alexandre Selkirk qui resta seul sur une île pendant quatre ans, Daniel Defoe fait paraître son Robinson Crusoe (dont le titre original complet est : « La Vie et les aventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé de York, marin, qui vécut 28 ans sur une île déserte sur la côte de l'Amérique, près de l'embouchure du grand fleuve Orénoque, à la suite d'un naufrage où tous périrent à l'exception de lui-même, et comment il fut délivré d'une manière tout aussi étrange par des pirates. Écrit par lui-même ». Ouf ! ) en 1719. Ce volume s’achève sur le départ de Robinson de « l’île du désespoir ». Considéré comme l’un des premiers (voire le premier) roman d’aventures, il remporte un vif succès et quelques mois plus tard Defoe publie Les nouvelles aventures de Robinson Crusoe où, entre autres péripéties, notre héros revient sur l’île quelques années plus tard. Les nombreuses éditions du roman omettent généralement cette deuxième partie (que pour ma part je n’ai pas terminée, la trouvant assez ennuyeuse. Si j’échoue un jour sur une île déserte, j’en reprendrai la lecture).

A le lire aujourd’hui, Robinson reste un formidable et dépaysant roman d’aventures, le style de l’auteur n’a pas trop vieilli (malgré parfois un vocabulaire forcément un peu désuet mais ce n’est pas gênant) et même si une fois arrivé sur l’île les vrais rebondissements sont rares (mais ô combien marquants), on ne s’ennuie pas un instant à suivre Robinson qui puise en lui-même pour trouver la force d’assurer sa survie. Néanmoins l’ensemble baigne dans une religiosité qui peut sembler bien pesante pour le lecteur d’aujourd’hui. Robinson, qui voit dans sa situation un châtiment divin, trouve réconfort dans la lecture de la Bible (unique livre sauvé du naufrage) ce qui nous vaut de nombreux passages moralisateurs. Sans oublier l’évangélisation du « bon sauvage » Vendredi... Bref on peut ne pas s’appesantir sur ces aspects du roman et préférer se concentrer sur cette incroyable aventure humaine. 

 


Les passages du roman qui m’ont fait tiquer sont beaucoup plus digestes dans la splendide adaptation BD qu’en a faite Christophe Gaultier. L’auteur, admirateur inconditionnel de l’oeuvre de Defoe, livre à la fois une vision fidèle mais aussi très personnelle (petite préférence pour les premiers jours de Robinson sur l’île où le lecteur ressent bien sa solitude et son désespoir). Cette BD peut servir de porte d’entrée idéale à l’univers de « Robinson » avant d’éventuellement attaquer le roman.

Quoi qu’il en soit, la visite de l’île de Robinson vaut encore largement le détour de nos jours. 

Décembre 2016


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