Food wars tome 1

de Yûto TSUKUDA

16 vol. - série en cours
16 vol. - série en cours

La fille qui rêvait du top niveau, le garçon qui regardait vers l'infini : leur rencontre allait un jour bouleverser les fondements de la cuisine.

Delcourt/Toncam, 2014, 224 p.
Delcourt/Toncam, 2014, 224 p.

 

Sôma Yukihira, jeune garçon de 15 ans, travaille dur pour devenir meilleur chef cuisinier encore que son père. Il a grandi dans les cuisines du restaurant familial et se prépare depuis toujours à en prendre la succession.

 

Mais voilà que son père accepte une proposition de travail à New-York. Pendant ce temps, Sôma est inscrit dans la plus prestigieuse école culinaire du Japon.

 

Cependant on n'y a pas sa place sans passer des tests et prouver son mérite... Une série d'épreuves attendent Sôma !

L'avis de Catherine, prof doc :

Une couverture alléchante et un sommaire présenté comme un menu avec cinq plats et deux hors-d'oeuvre… De nombreux gros plans sur les plats et les ingrédients tous plus succulents les uns que les autres... Bienvenue dans le monde de la gastronomie!

L'intrigue est déjà bien lancée dès le départ pour une histoire pleine d'action, riche en tension, et un ensemble très dynamique. On entre dans un milieu où la réputation tient une grande place et l'ambiance est tendue car les candidats se sentent tous en concurrence sévère. Je me demande parfois, tout de même, où est le mérite de faire des plats savoureux en ne cuisinant que des ingrédients chers et hors du commun... N'est-il pas tout aussi appréciable de savoir (bien) cuisiner les plats populaires et les ingrédients simples ? Comme le propose Sôma justement !

Les mouvements sont très bien dessinés, surtout pour montrer la rapidité : on s'y croirait ! L'auteur a superbement illustré le côté sensuel du goût et il parvient à nous donner l'eau à la bouche rien qu'en lisant ! Il nous offre un bonus appréciable avec la recette du riz furikaké revisité par Sôma.

A déguster sans modération !!

Juillet 2016

Mon avis :

La cuisine, entre combat et sensualité...

Pour faire sa place dans cette école "pour gosses de riches", Sôma va devoir se battre. Pour ses camarades représentant tous "la descendance des plus grandes chaînes de restaurants", il n'est qu'un "cul-terreux", un "pouilleux", lui qui vient d'un modeste établissement de quartier. Mais Sôma a confiance dans ses capacités, il a acquis de l'expérience en cuisinant aux côtés de son père (un grand chef malgré tout) depuis son plus jeune âge, sachant s'adapter aux exigences (parfois loufoques) des clients. Quand il noue son bandeau sur son front et saisit son couteau, on ressent bien sa farouche détermination !

Car l'adolescent a un atout de taille : très créatif, il est capable de transformer un plat basique en chef-d'oeuvre ("je vais faire ça à ma sauce, rien à voir avec la recette classique"). Peu importe les contraintes qu'on lui impose, il sait s'adapter, faire avec les ingrédients à sa disposition. Et le résultat est chaque fois une réussite (ce qui est un peu répétitif) ! Même Erina Nakiri, la talentueuse mais prétentieuse petite-fille du directeur douée d'un "palais divin", succombe à ce "monde de saveurs dont j'ignorais l'existence". Les scènes de dégustation m'ont cependant laissée un peu perplexe... L'auteur assimile la délectation des papilles au plaisir sexuel alors chaque fois, on a droit à une vignette pleine (ou double) page du personnage nu, une expression d'extase (un peu ridicule d'ailleurs) sur le visage... A ne pas laisser entre toutes les mains ! Personnellement les plats ne m'ont pas trop fait saliver, n'étant pas familière de la cuisine japonaise. Mais j'ai trouvé pertinente l'idée de "visualiser un goût" qui existe chez Erina : chaque bouchée évoque pour elle une scène plus ou moins agréable. Cependant elle a bien du mal à reconnaître (et on la comprend !) le penchant orgasmique des plats de Sôma ! La jeune fille a un caractère exécrable et sa relation avec le nouveau, qui n'a pas peur de lui tenir tête, est conflictuelle, ce qui donne des passages plutôt drôles.

Ainsi, même si le thème du jeune issu d'un milieu populaire faisant sa place grâce à son talent est un peu rebattu, ce manga séduira les amoureux de la cuisine qui se délecteront "d'une expérience savoureuse et sensuelle".

Mars 2017

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Food wars tome 2

Regarde bien ses mains. Vois-tu la grâce et la délicatesse dont elle fait usage ? Telle une pianiste jouant un envoûtant solo, une sonate bovine.

Delcourt/Toncam, 2014, 224 p.
Delcourt/Toncam, 2014, 224 p.

 

Désormais élève de l'académie Totsuki, Sôma s'installe au "dortoir de l'étoile polaire" après avoir été mis à l'épreuve par madame Fumio, l'étrange vieille femme qui gère les lieux. Si ce dortoir était autrefois un bâtiment prestigieux abritant de jeunes cuisiniers talentueux, il tombe désormais en ruines et n'héberge plus qu'une poignée d'étudiants d'origine trop modeste pour avoir leur propre logement.

 

Cependant l'ambiance est sympathique et Sôma y rencontre des pensionnaires tous plus originaux les uns que les autres. Parmi eux, Satoshi, 7e membre du Conseil des maîtres, qui l'initie aux duels de chefs.

Mon avis :

J'ai trouvé ce tome 2 moins répétitif que le premier. Les scènes de dégustation se déroulent toujours de la même manière (avec tout un tas d'explications sur les ingrédients et la préparation culinaire) mais on parle cette fois de steak (la spécialité de Ikumi, la nouvelle adversaire de Sôma), ce qui est plus évocateur pour mes papilles ! Les scènes d'extase sont un peu moins nombreuses, cependant l'auteur semble aimer le nu puisqu'on découvre un Satoshi (compagnon de dortoir de Sôma) portant pour seule tenue un tablier quand il cuisine, et un pagne lorsqu'il jardine... Sans compter ces filles à la poitrine si proéminente qu"on s'étonne de les voir encore tenir debout !

Tout ce petit monde passe son temps à cuisiner, manger et se défier, mais cette fois Sôma le prodige rencontre (enfin) des difficultés, ce qui lui donne un côté un peu plus attachant : le club qu'il défend connaît des soucis d'argent et il faut se débrouiller pour trouver les aliments nécessaires à la compétition. Cependant c'est bien là le point fort de ce "gamin surprenant" issu d'un restaurant de quartier : "avec une poignée de restes, il a réussi à cuisiner un plat de grande qualité". Cette réflexion autour du coût des aliments est particulièrement intéressante : quel est le mérite de servir un excellent plat lorsque celui-ci est préparé à base de viande de première qualité ? Les plats de Ikumi sont bons uniquement "parce qu'elle utilise de la viande très chère" !

L'intrigue est elle aussi plus variée, notamment avec le quotidien au dortoir. Des amitiés se nouent entre les pensionnaires et on en apprend davantage sur certains d'entre eux comme la discrète Mégumi, qui cache un talent certain derrière son stress. L'épisode se clôt en plein suspense sur un nouvel événement à venir : "la classe de l'amitié" (ou plutôt de l'enfer !), un terrible camp de cuisine constituant la toute première épreuve que les nouveaux élèves doivent franchir...

Mars 2017

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