Fantastique Maître Renard

roman de Roald DAHL

Folio cadet, 2018, 128 p.
Folio cadet, 2018, 128 p.

Dans la vallée vivent trois riches fermiers, éleveurs de succulentes volailles. Boggis, Bunce, Bean, le gros, le petit, le maigre, laids comme des poux, sont mesquins, avares et méchants et chacun dans le voisinage les craint - tout particulièrement les enfants et les animaux.

 

Or, au-dessus de la vallée, dans le bois, une famille de renards a établi son terrier. Maître Renard, Dame Renard et leurs quatre renardeaux affamés et malins ont trouvé un astucieux moyen de se ravitailler : Maître Renard va tranquillement se servir dans les poulaillers des trois compères. Mais les trois grigous méditent une terrible vengeance...

L'avis de Catherine, prof doc :

Curieusement, dès les premières lignes de ce roman, je me suis sentie très proche de maître Renard comme si je le connaissais déjà ! Il m'a rappelée le fameux Renard du Roman de Renart qu'on lit dans les écoles (vous savez avec le loup Ysengrin) bien que je ne sois pas certaine qu'il y ait un réel lien…

 

Quoiqu'il en soit j'ai savouré cette lecture grâce à l'écriture harmonieuse et riche en inventions linguistiques (merci à la qualité de la traduction !) et aux rebondissements qui rendent le récit distrayant. 

Au-delà du simple amusement, Roald Dahl sait également toucher du doigt des sujets graves tels que la folie destructrice des hommes et la beauté de la nature. Ces pauvres animaux (belette, lapin, taupe et blaireau en plus du renard) en arrivent à souhaiter vivre continuellement dans des tunnels sous terre afin de ne plus risquer leur vie au contact des hommes ! Ne plus voir la clarté du jour, ne plus bénéficier des bienfaits du soleil et de l'air pur… comment peut-on en arriver là ? Et bien simplement par la bêtise couplée à la méchanceté que l'auteur dénonce si bien en l'illustrant dans son histoire. 

Les hommes sont en effet fortement ridiculisés dans un portrait pourtant fort réaliste… Maître Renard pourrait passer pour un fieffé voleur cependant comme il le dit lui-même : il ne prend que la nourriture lui permettant de sauver sa famille d'une mort certaine, lui ne veut aucun mal et ne fera aucun mal aux hommes. Ces mêmes hommes qui eux ne rêvent que de le tuer tout simplement !

 

Une fois de plus j'ai fortement apprécié le mot de la fin ! Roald Dahl a le don de savoir finir ses histoires en une pirouette géniale !

Avril 2019


Retrouvez Takalirsa sur Facebook, Babelio, Instagram  Youtube, Twitter et Tik Tok

Making of d'une chronique