Touch : son don est la clé

roman de Marika GALLMAN

Rageot, 2025, 283 p.
Rageot, 2025, 283 p.

Joséphine, dit Jo, a un étrange pouvoir : d’un simple toucher, elle voit et ressent la mort de ceux qui l’entourent. Déterminée à l’éviter à tout prix, elle passe la plupart de son temps seule. Lorsque, le jour de la rentrée, son professeur principal est retrouvé mort carbonisé dans un placard, elle voit pour la première fois une utilité à sa malédiction : en touchant le cadavre, elle pourra résoudre le meurtre
Seulement, lorsqu’elle met son plan à exécution, elle découvre que la dernière vision de son prof est les yeux bleus hypnotisants du nouveau, Milo, arrivé au lycée le matin même... Que cache-t-il ? Et comment se fait-il qu’il semble savoir qu’elle a un don, alors même qu’elle l’a toujours dissimulé ?

Mon avis :

Un roman entre fantastique et thriller, aux personnages bien campés. On adhère d'emblée à Jo pour qui son don est une malédiction: tout contact lui est interdit sous peine de visions atroces (elle voit et ressent la mort des gens qui la touchent). Comme elle porte des gants en permanence, et que des rumeurs circulent à son sujet, Jo est la cible d'un groupe de harceleurs et a tendance à s'isoler. Heureusement elle peut compter sur ses amis Charlotte et Victor. Son pouvoir est aussi la cause, selon elle, du départ de sa mère lorsqu'elle était toute petite, abandon qu'elle n'a jamais pardonné.

 

Le meurtre arrive vite mais l'action qui y est liée est noyée, selon moi, par les états d'âme de l'héroïne (mentionnés précédemment). Le petit groupe, auquel s'adjoint Milo, le nouveau, fait des découvertes intrigantes liées au passé de leurs parents, dans ce même lycée, vingt-cinq ans auparavant. Cependant, certains pans de leur enquête sont passés très vite ("Milo n'a rien trouvé, Victor n'a pas eu davantage de succès, Charlotte stagne", etc.), ce qui est un peu déconcertant.

 

A la moitié du livre, on apprend que l'intrigue est liée à un grimoire permettant d'évoquer un démon... Là j'avoue avoir été déçue par la banalité de l'histoire (qui ressemble à celle de la série "Le gang du CDI" par Vincent Mondiot), d'autant que l'accroche était prometteuse.

Reste la touche de romance conjuguée à l'amitié, qui font dire à l'héroïne que "je n'ai plus peur. Et, surtout, je ne suis plus seule."

Patricia Deschamps, mars 2026


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