La maison bleu horizon

de Jean-Marc DHAINAUT

♦ Roman adulte

S'il y a des fantômes, il y a toujours une bonne raison à leur présence.

Taurnada éditions, 2017, 257 p. (Fantastique)
Taurnada éditions, 2017, 257 p. (Fantastique)

 

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes paranormaux. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit.

 

En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend dans cette demeure bloquée par une tempête de neige, et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915...

Mon avis :

Un sujet passionnant mais une ambiance qui peine à s'installer.

Les amateurs de paranormal trouveront, aux côtés du héros chasseur de fantômes, toutes les explications concernant les phénomènes de hantise... Trop, peut-être. Car bien souvent, l'action s'y trouve noyée alors que ce qui est fascinant dans ce genre de roman, ce sont les scènes de manifestation de "l'esprit". Or cette première partie est un peu longue, l'auteur enchaînant les portraits détaillés des principaux protagonistes sans nous laisser le temps de faire leur connaissance (en action, justement), tandis que les événements insolites sont racontés postérieurement, ce qui atténue leur impact. Les dialogues manquent souvent de naturel et le lien avec la Première Guerre mondiale n'est pas établi de suite alors qu'il est connu, annoncé par la quatrième de couverture.

 

Le cœur du roman (une fois Alan Lambin sur place) est plus réussi. On suit le spécialiste des maisons hantées dans ses investigations nocturnes, cherchant à enregistrer ce qu'il voit et entend pour preuve. Car malgré son métier, Alan reste un scientifique qui écarte toute explication rationnelle avant d'envisager l'expression du surnaturel. On plonge avec lui en pleines tranchées, suivant le destin tragique du caporal Joseph Dernecourt. La partie historique, entre lecture de lettres et reconstitution, est plaisante. 

 

La fin du roman est à l'opposé du début : les révélations s'enchaînent si vite qu'on n'a pas le temps de les savourer. On revient à une enquête traditionnelle puisque le fantastique laisse peu à peu la place au retour de la réalité, avec pour objectif de réhabiliter la mémoire du caporal. En fait il y a de bonnes idées dans ce roman, bien qu'un peu convenues, mais l'écriture est encore maladroite dans son style comme dans sa construction.

Octobre 2018


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