Hunger games 2 : l'embrasement

roman de Suzanne COLLINS

Pocket jeunesse, 2010, 399 p.
Pocket jeunesse, 2010, 399 p.

De retour au district Douze après avoir gagné les Jeux aux côtés de Peeta, Katniss Everdeen essaie de reprendre un cours de vie normale.

 

Mais c'est sans compter sur le président Snow qui se déplace en personne dans le Village des Vainqueurs afin de la menacer : le Capitole n'est pas dupe de sa petite comédie amoureuse avec Peeta afin de survivre tous les deux. Les autorités ont même pris pour un affront son petit numéro avec les baies (dans l'arène des Hunger games, Katniss et Peeta ont menacé les organisateurs de se suicider avec des baies empoisonnées) et le Capitole craint que cet acte rebelle encourage un soulèvement de la population dans les districts.

 

Le président Snow est très clair : pendant la Tournée des Vainqueurs, Katniss a intérêt à prouver qu'elle est véritablement amoureuse de Peeta pour endormir les éventuelles tentatives de révolte. Sinon ses proches risquent de le payer très cher... notamment ce fameux Gale qui est visiblement plus qu'un ami...

Mon avis :

Serait-ce parce que je n'ai pas lu le premier tome ou parce que j'ai une mauvaise mémoire des films ? Toujours est-il que j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire... J'aurais apprécié un petit résumé des principaux protagonistes et événements du précédent ! J'ai également trouvé que le récit manquait parfois de dynamisme.

 

Mis à part ces petits bémols, j'ai été captivée par certaines scènes très visuelles, et aussi par les rebondissements de l'intrigue : mouvements de révolte de la population affamée, nouvelles règles de "jeu" à l'occasion des 75e Hunger Games ("l'Expiation"), sentiments partagés de l'héroïne pour Peeta et Gale... L'auteur réussit plus d'une fois à nous surprendre par les revirements de l'action !

 

On sent par ailleurs la personnalité de Katniss évoluer : la jeune fille innocente se transforme petit à petit en icône de la rébellion, d'abord malgré elle puis de manière tout à fait assumée. Elle s'interroge sans cesse, sur ses actes et ses sentiments, et surtout sur la dictature imposée par le Capitole. On pressent que la trilogie s'achèvera de façon explosive !

 Patricia Deschamps, novembre 2013

Hunger games 3 : la révolte

Pocket jeunesse, 2011, 417 p.
Pocket jeunesse, 2011, 417 p.


Depuis que le District Douze a été entièrement bombardé par le Capitole, Katniss, Gale et les autres survivants se sont réfugiés dans les habitations souterraines du Treize.


Tout le monde attend de Katniss qu'elle incarne "le geai moqueur", ce symbole de la révolte des Districts contre le Capitole. Il n'est cependant pas si simple de jouer les porte-paroles... d'autant plus que la jeune fille a l'impression de n'être qu'un pion pour les rebelles.


Elle finit cependant par accepter, à certaines conditions, dans l'unique but de pouvoir tuer de ses propres mains le Président Snow. Mais ce que ne sait pas Katniss, c'est que Snow détient Peeta et compte bien se servir de lui comme moyen de pression...

Mon avis :

Autant j'avais eu du mal à entrer dans le tome 2, autant celui-ci m'a embarquée dès le départ. Il y a tout d'abord la description de la vie dans le Treize, ce district qu'on a longtemps cru disparu alors que ses habitants se réorganisaient sous terre. Habitués aux contraintes de leur situation si particulière, ils évoluent dans un monde ultra rigoureux auquel Katniss a bien du mal à s'habituer : rationnement alimentaire, emploi du temps personnel distribué chaque matin, et surtout l'enfermement.

 

Mais ce qui marque le plus dans cette histoire, c'est la "guerre des ondes" que se mènent le Capitole et les rebelles. Pour contrer la propagande diffusée par Snow à longueur de journée, le trio Plutarch (le Haut Juge), Haymitch (le coach) et Coin (la présidente du Treize) mettent en place toute une équipe autour de Katniss afin de tourner leurs propres spots : Katniss qui rend visite aux blessés, balance des slogans de rébellion au milieu des ruines du Douze... Des spots qui contrarient Snow, mais qui ne débarrassent pas la jeune fille de cette sensation de jouer un rôle, d'être manipulée : "J'avais déclenché quelque chose que je ne contrôlais plus." Maquillée, costumée, elle est suivie sur le terrain par des cameramen qui filment en permanence, tandis qu'Haymitch lui donnent des consignes par oreillette, ce qui donne à la rébellion des allures de télé-réalité. D'ailleurs Katniss ne combat jamais, jugée trop précieuse pour être mise en danger : "Tout le monde se met toujours en quatre pour te garder en vie." Son rôle semble donc un peu passif et plaqué, et pourtant on y adhère.

 

On y adhère parce que l'intrigue mêle rebondissements et réflexion, alternant coups d'éclat et introspection, en un ballet incessant et passionnant. Et puis côté sentiments, Katniss est toujours tiraillée entre ses deux amours : Gale et Peeta, sans que l'on devine vers lequel son cœur finira par la porter.

En fait, c'est dans la dernière partie que la rébellion prend toute son ampleur militaire. Les abords du Capitole sont minés de pièges mortels (gaz, explosifs, créatures mutantes...) et "le geai moqueur" et son équipe de tournage tombent (enfin) les caméras pour prendre les armes, en un parcours apocalyptique qui laisse encore moins de répit que les plus cruels des Hunger games. Bon, au bout du compte l'intervention de Katniss n'aura pas de réel impact, et la résolution du conflit est un peu expédiée, mais l'auteur nous tient en haleine jusqu'au bout avec ses révélations de fin de chapitres qui précipitent sur le suivant.

 

La fin de cette longue aventure est cohérente et réaliste, un peu amère aussi forcément, et nous laisse un brin mélancolique, de par sa conclusion et puis de devoir quitter Katniss... Heureusement le film permet de prolonger le plaisir !

 

Patricia Deschamps, novembre 2014



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