Grandir, c'est découvrir qu'on est capable, année par année,
de franchir de nouvelles étapes. (p.15)

Tout ce qui questionne les ados et peut entraîner de l'anxiété : la puberté, les idées noires, la pression scolaire, le harcèlement, les dépendances, le trop-plein d'information, les guerres, la surconsommation, l'avenir de la planète, l'inaction climatique, etc. Avec des solutions concrètes pour aller mieux !
Mon avis :
Un petit documentaire sous forme de questions réponses qui donne des pistes de réflexion et d'action en deux/trois pages. J'ai beaucoup aimé la première partie consacrée à "Moi, mon corps et mes idées noires": que faire face au stress des notes, au stress de l'avenir? Comment gérer l'anxiété, les crises d'angoisse? Que faire face à une dépression?
L'autrice encourage à parler au lieu d'enfouir ou de cacher ses émotions. Elle pousse aussi les adolescents à passer à l'action: "la meilleure façon de combattre l'anxiété est de démarrer par un geste qui en entraînera d'autres".
Elle parle beaucoup d'estime de soi ("Impossible de se sentir bien dans sa peau et dans sa vie sans la sécurité affective que procurent l'amour et le regard confiant de ses proches, au premier rang desquels figurent les parents"), mais aussi de l'importance d'une bonne hygiène de vie (sommeil, alimentation, activité physique). Elle explique comment être efficace dans son travail scolaire (se faire des listes, se fixer des objectifs, trouver des solutions anti-procrastination).
Parfois les questions se ressemblent et j'ai trouvé le texte un peu répétitif, cependant il se veut rassurant, appuyé de nombreux témoignages et insiste sur l'importance de se sentir écouté·e et compris·e, ce qui "réconforte et rassure, procure un sentiment de valeur et donne confiance".
La seconde partie, "Moi et le monde qui ne tourne pas rond", aborde des questions de société qui peuvent interroger voire inquiéter: les problèmes de pollution, la pauvreté, la question des migrants, le climat anxiogène véhiculé par les médias et l'impact des réseaux sociaux sur ces flux d'informations qui nous parviennent en continu. Cette partie m'a moins intéressée mais elle a le mérite d'évoquer des thèmes très divers (consommer responsable, lutter contre le gaspillage alimentaire, la surpêche, l'homophobie, le racisme...) et de donner des éléments de réponse aux jeunes ("Qu'est-ce que je peux faire, à mon niveau, pour changer les choses?").
En conclusion, il est possible d'être heureux! Et cela commence par "envisager un monde plus sobre, plus coopératif, plus attentif aux humains, aux espèces végétales et animales, et aux autres ressources". Vivre mieux, dès maintenant!
Patricia Deschamps, janvier 2026