Clans ennemis

roman de Maïanne CHAILLEUX

Ne me sous-estimez plus jamais, criait ma conscience.

Les trois colonnes, 2019, 103 p. ISBN 978-2-37480-132-2
Les trois colonnes, 2019, 103 p. ISBN 978-2-37480-132-2

Dans un Japon où règnent les clans, Harue Ino, membre des puissants Demons qui dominent la ville de Nara, semble ne rien avoir à craindre.

 

Pourtant, lorsqu'une de ses vieilles connaissances fait son retour en ville, elle sait que sa vie est en jeu, car personne ne peut échapper à Dai Hakumi. Le retour de ce dernier et de son propre clan, les Quatre Aigles, signifie que le passé d'Harue l'a rattrapée, mais aussi que le combat entre leurs deux groupes est inévitable.

 

La seule issue pour Harue est de gagner cette bataille pour reprendre sa liberté et celle de ses deux compagnons : Dan et Kino.

(4e de couverture)

Mon avis :

L'histoire change des scénarios habituels mais l'écriture, que l'on sent débutante, est un peu maladroite. En tant que nouvelle, le récit aurait pu être condensé ; en tant que roman, l'intrigue manque de richesse. Je la verrais bien adaptée en court-métrage!

 

Le clan des "Demons", c'est avant tout une affaire de complicité entre trois jeunes "connectés les uns aux autres". Dan et Harue surtout, se comprennent "par un seul regard". L'adolescent est comme un grand frère pour l'héroïne, une sorte de protecteur, et on comprend vite pourquoi dans ce monde du combat (de rue) : leur ennemi commun, Dai, était autrefois le leader de leur trio, celui qui a tout appris à Dan. Son retour inquiète et surtout fait resurgir de douloureux événements du passé. Se préparer à l'affronter, c'est mettre au point sa technique, mais aussi travailler son mental (notamment ne pas se laisser submerger par son désir de vengeance).

 

Ainsi il est question de deviner la stratégie de l'autre camp tout en élaborant la sienne, d'analyser les habitudes de combat des uns et des autres pour équilibrer les forces en présence. Sans compter sur la lâcheté des "quatre aigles", spécialistes du coup bas, comme attaquer l'adversaire de manière isolée. On sent que l'épreuve est initiatique pour Harue cependant j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de récit et de dialogues réflexifs au détriment de l'action. Par ailleurs il est toujours plus efficace de découvrir un personnage par ses actes, c'est-à-dire à travers une situation que l'on vit plutôt que l'on raconte. L'ensemble aurait gagné en tension et en rythme, ce qui aurait été, selon moi, plus prenant.

Juillet 2019


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